Le Festival Offenbach d'Etretat



                      L'opérette, une très belle variation sur l'opéra-comique !                          


  • Falaises aval éclairées d'Etretat
  • Etretat vue aérienne
  • Musée Clos Lupin
  • Clos Lupin  entrée
  • Jardins du Clos Lupin
  • Etretat, station balnéaire incontournable de Normandie
  • Nombreuses activités : voile, surf, pêche et plongée
  • Musée Clos Lupin
  • Le Donjon - Domaine Saint Clair - Etretat
  • Golf d'Etretat


Pourquoi un festival Offenbach à Etretat ?


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150401-logo-festival-offenbachTrouville était déjà à la mode quand Étretat fut révélé au monde par Alphonse Karr grâce à son roman « Histoire de Romain d'Étretat ». Le Tout Paris s'y intéressa donc, et avec lui Hyppolite de Villemessant, directeur du Figaro, qui s'empressa de montrer la direction des falaises à Jacques Offenbach.  Dès 1856, le « petit Mozart des Champs Elysées » - ainsi que le surnommait Rossini – séjourne dans la ville balnéaire. Mais ce n'est qu'en 1859, grâce au succès faramineux de son « Orphée aux enfers » et aux droits qui en résultèrent, qu'Offenbach fait l'acquisition d'un terrain sur lequel il fait construire une maison qu'il nomme...Villa Orphée. À tout seigneur, tout honneur !

La villa Orphée ... Par ici la visite !


  • Arrivée d'un char à banc comme au temps d'Offenbach
  • Villa Orphée vue depuis la terrasse du Dormy House
  • Vue  générale
  • 2014 Conférence Maupassant à la villa Orphée
  • 2014 - la villa Orphée ouverte au public le temps d'une conférence
  • 2014 public de la conférence Maupassant
  • espace arboré devant la villa Orphée
  • Source Gallica
  • vue escalier intérieur
  • Fronton sur chaque chambre avec titre d'oeuvre : ici, la Belle Hélène
  • jardin devant la villa Orphée
  • 2011 la troupe de Tulipatan en visite chez Offenbach
 

Heugel, son éditeur, qui n'avait voulu payer la partition que 300 francs, fit amende honorable en offrant un piano pour la nouvelle demeure. Offenbach, lui, heureux de sa villégiature, commande un immense char à banc dans lequel il promène famille et amis depuis la villa jusqu'à la plage, pour la plus grande joie des autochtones.  Le 3 août 1861, tout le monde est à table quand une bonne à l'accent allemand interrompt le dîner d'un : « Matame, la maison prule ! ». Tout le monde croit d'abord à une nouvelle plaisanterie de Jacques, mais devant l'insistance de la bonne, il faut se rendre à l'évidence. L'incendie fait rage. On sauve, avec l'aide des Étretatais accourus pour prêter main-forte, ce qui peut être sauvé, c'est-à-dire presque rien. Tandis que son épouse Herminie prend soin de tous et console les domestiques, le maître de maison fait installer un fauteuil pour contempler le désastre en cours, disant calmement : « Le spectacle me coûte assez cher, je veux en profiter ! »

 

L'année d'après, la villa est reconstruite – c'est celle que nous connaissons aujourd'hui. Tous les succès du maestro y ont leur place : on improvise des parties de cache-cache dans les allées des Deux aveugles ou des Deux pêcheurs, chaque chambre est baptisée du nom d'un de ses ouvrages – une petite plaque au-dessus des portes en fait foi. Ainsi les visiteurs aussi nombreux qu'illustres peuvent-ils dormir chez Belle Hélène, La jolie parfumeuse, Belle Lurette, Barbe Bleue, La Périchole, la Fille du Tambour-Major...

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Affiche des Chemins de fer de l'Ouest

Reproduction Archives Départementales de Seine -Maritime

Étretat tiendra une place à part dans la vie d'Offenbach et jusqu'à la fin de ses jours, en 1880. Il s'y repose des fatigues de sa vie trépidante, compose, reçoit, organise les fêtes les plus joyeuses et y marie même sa fille Pépita avec Prosper Brindejont qui deviendra plus tard maire de la ville !

 

La station balnéaire semble avoir sur Offenbach un pouvoir bénéfique. Au point que l'on raconte que, perclus de rhumatismes et accablé par les tracas, il ne se hissait qu'à grand-peine, tel un vieillard, dans le train qui partait de Saint Lazare, puis qu'il semblait rajeunir à mesure que les rails le rapprochaient de la Normandie et que, enfin arrivé à Beuzeville, oubliant toute douleur, il sautait de son compartiment tel un jeune homme impatient de retrouver sa bien-aimée. Son havre de paix, sa cure de jouvence, c'était Étretat... qu'avec son célèbre accent allemand il appela toujours « Étertat »