Le Festival Offenbach d'Etretat

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Cette année encore, le choix proposé est très riche, innovant avec des nouveautés bien sûr !

Yves Coudray, directeur artistique promet d'aller de la fantaisie au surnaturel en choisissant pour thème OFFENBACH ET LE FANTASTIQUE. Pour illustrer cette thématique, une œuvre rarissime, LES 3 BAISERS DU DIABLE, opérette fantastique en 1 acte précédée d'une bouffonnerie musicale en 1 acte, LA LEÇON DE CHANT ÉLECTRO-MAGNÉTIQUE.


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LA PRESSE EN PARLE...


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La Gazette musicale de Paris - Escudier - 18 janvier 1857

La musique d'Offenbach, ... a droit à tous nos éloges. Quoiqu'il ait fait de bien jolies choses pour son théâtre, il n'a jamais fait mieux...

Le Ménestrel N°582 - J.Lovy -18 janvier 1857

Notez-le bien, nous venons de voir un grand opéra fantastique avec décors de MM. Cambon et Thierry, ... En attendant, il a son Freischütz, il a son Robert-le-Diable...

Le Figaro N° 202 - B.Jouvin - 22 janvier 1857

La musique des Trois Baisers du Diable tranche si fort avec le style habituel d'un homme dont les refrains sont populaires, qu'il est impossible d'y reconnaître le compositeur de Ba-ta-clan...Tant mieux ! il a réussi assez de fois dans la musique facile, pour qu'on lui laisse cette débauche de l'art sérieux.


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                                                   Le diable en musique !


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  • Etretat, station balnéaire incontournable de Normandie
  • Le Donjon - Domaine Saint Clair - Etretat
  • Etretat vue aérienne
  • Golf d'Etretat
  • Nombreuses activités : voile, surf, pêche et plongée
  • Falaises aval éclairées d'Etretat
  • Le Donjon - Domaine Saint Clair - Etretat


Pourquoi un festival Offenbach à Etretat ?


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150401-logo-festival-offenbachTrouville était déjà à la mode quand Étretat fut révélé au monde par Alphonse Karr grâce à son roman « Histoire de Romain d'Étretat ». Le Tout Paris s'y intéressa donc, et avec lui Hyppolite de Villemessant, directeur du Figaro, qui s'empressa de montrer la direction des falaises à Jacques Offenbach.  Dès 1856, le « petit Mozart des Champs Elysées » - ainsi que le surnommait Rossini – séjourne dans la ville balnéaire. Mais ce n'est qu'en 1859, grâce au succès faramineux de son « Orphée aux enfers » et aux droits qui en résultèrent, qu'Offenbach fait l'acquisition d'un terrain sur lequel il fait construire une maison qu'il nomme...Villa Orphée. À tout seigneur, tout honneur !

 

Heugel, son éditeur, qui n'avait voulu payer la partition que 300 francs, fit amende honorable en offrant un piano pour la nouvelle demeure. Offenbach, lui, heureux de sa villégiature, commande un immense char à banc dans lequel il promène famille et amis depuis la villa jusqu'à la plage, pour la plus grande joie des autochtones.  Le 3 août 1861, tout le monde est à table quand une bonne à l'accent allemand interrompt le dîner d'un : « Matame, la maison prule ! ». Tout le monde croit d'abord à une nouvelle plaisanterie de Jacques, mais devant l'insistance de la bonne, il faut se rendre à l'évidence. L'incendie fait rage. On sauve, avec l'aide des Étretatais accourus pour prêter main-forte, ce qui peut être sauvé, c'est-à-dire presque rien. Tandis que son épouse Herminie prend soin de tous et console les domestiques, le maître de maison fait installer un fauteuil pour contempler le désastre en cours, disant calmement : « Le spectacle me coûte assez cher, je veux en profiter ! »

 

L'année d'après, la villa est reconstruite – c'est celle que nous connaissons aujourd'hui. Tous les succès du maestro y ont leur place : on improvise des parties de cache-cache dans les allées des Deux aveugles ou des Deux pêcheurs, chaque chambre est baptisée du nom d'un de ses ouvrages – une petite plaque au-dessus des portes en fait foi. Ainsi les visiteurs aussi nombreux qu'illustres peuvent-ils dormir chez Belle Hélène, La jolie parfumeuse, Belle Lurette, Barbe Bleue, La Périchole, la Fille du Tambour-Major...

 

Étretat tiendra une place à part dans la vie d'Offenbach et jusqu'à la fin de ses jours, en 1880. Il s'y repose des fatigues de sa vie trépidante, compose, reçoit, organise les fêtes les plus joyeuses et y marie même sa fille Pépita avec Prosper Brindejont qui deviendra plus tard maire de la ville !

 

La station balnéaire semble avoir sur Offenbach un pouvoir bénéfique. Au point que l'on raconte que, perclus de rhumatismes et accablé par les tracas, il ne se hissait qu'à grand-peine, tel un vieillard, dans le train qui partait de Saint Lazare, puis qu'il semblait rajeunir à mesure que les rails le rapprochaient de la Normandie et que, enfin arrivé à Beuzeville, oubliant toute douleur, il sautait de son compartiment tel un jeune homme impatient de retrouver sa bien-aimée. Son havre de paix, sa cure de jouvence, c'était Étretat... qu'avec son célèbre accent allemand il appela toujours « Étertat »


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